dima
  • Tokyo

    La ville asiatique est un fantasme entre anticipation, modernité et grande promiscuité. Elle reste une grande inconnue, difficile à appréhender dans sa globalité, impossible d’en connaître tous les quartiers, toutes rues.  Elle est dangereuse, difficile à maintenir à distance submergeant l’homme, le plongeant dans la masse anonyme ou dans une douce mélancolie. Cet hyper espace urbain nous dépasse, car évolue en dehors de notre imaginaire, du plan de la ville occidentale. L’évolution de l’Asie en mégalopoles au-delà de la dimension humaine, ses collisions avec la nature, ses densités incroyables sont propices à l’égarement et à la désorientation, les lieux deviennent fictifs, la cartographie, mentale. Ces photographies créent une ville entre réel et imaginaire dans laquelle l’homme échoue à donner l’échelle. Ce travail interroge ces tensions entre l’homme, la ville et ses représentations subjectives : l’attente, le vide, la densité, la vitesse, l’individualité, la masse.